Associations FAVLL de Lleida – Pivots de la participation locale


Ce qui est remarquable avec cette fédération d’associations de voisins, c’est de voir à quel point sa démarche est ascendante. Ces voisins , ces bénévoles se mobilisent pour ce dont ils ont besoin , envie. Besoins qu’ils identifient eux-même et« passent à l’action» avec les moyens du bord. Ce dont il nous intéressait de rendre compte c’est d’où vient cette dynamique, comment elle façonne l’organisation et pour quel résultat.

  1. Origine de l’engagement : «L’après Franco … »

Quel que soit l’interlocuteur et l’histoire de l’association , l’origine de la mobilisation des membres de ces associations est dans la libération qui a suivi la m011 de Franco. C’est à pat1ir de ce moment là que les associations peuvent se créer. Leur détermination semble venir de cette liberté

retrouvée : liberté de se réunir , desorganiser, de se fixer des objectifs« qui leur correspondent». L’exemple le plus frappant est celui du quartier Magraners. Ce quartier excentré était un bidonville sans eau ni électricité , abandonné en quelque sorte. Après cet événement tout s’accélère et les habitants participent activement à l’amélioration du cadre de vie.

Cette origine de la mobilisation explique pourquoi la majorité des membres actifs de ces

associations que nous avons croisé sont retraités. Car, au delà de leur succès et de leur efficacité, se pose réellement pour eux la question du renouvellement des membres de leurs associations. La transmission de cet engagement si fécond ne semble pas aller de soi et pose pour nous la question des conditions d’émergence d’un tel investissement des habitants dans leur quotidien : Est ce la privation de liberté du modèle franquiste ? Est ce le fait de manquer de moyen ? Est ce le fait du manque d’engagement des pouvoirs publics ? Ces questions, qui ne sont peut être pas les bonnes , interrogent les travailleurs sociaux français tant leur contexte est différent.

  1. Des associations pivots de la participation citoyenne.

C’est bel et bien cette détem1ination des habitants qui va façonner une organisation ascendante où ces associations de voissins deviennent des acteurs incontournables de la vie des quartiers : ils coordonnent avec des commissions à thèmes les activités des centres civiques, ils animent eux mêmes parfois suivant leurs compétences les ateliers qu’on y trouvent ; Ils orientent la population vers les bons services ; ils identifient avec les professionnels les besoins et les difficultés de leur vie quotidienne ; ils négocient des moyens avec les travailleurs sociaux et les pouvoirs publics. Ils deviennent, de fait, des partenaires de ces derniers.

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